
Éditions Golias 200 pages - 15 euros
Dans l’opinion publique, la Fondation Raoul Follereau est encore souvent auréolée de considération et même de prestige. Or, le livre de Romain Gallaud, Fondation Raoul Follereau, la contre-enquête, sur la base d’une enquête très fouillée et dedonnées circonstanciées, lance un message de prudence et de vigilance.
Le monde des organismes caritatifs est devenu, parfois pour le meilleur, mais souvent pour le pire, un monde de « charity business » dans lequel la générosité publique est sollicitée selon des règles de marketing proches de celles usitées pour vendre des lessives ou des parfums. Un tournant aussi inéluctable que décisif. En amont, il faut revoir l’évaluation historique de la figure même de Follereau.Il est en effet clairement établi aujourd’hui que Raoul Follereau n’a strictement rien fait pour les lépreux avant 1943. A cette époque, il s’est consacré à une cause bien moins héroïque. Il fut le dirigeant d’une ligue d’extrême droite qui visait à promouvoir des conceptions politiques directement inspirées par le « nationalisme intégral ». Dans une ligne proche de celle de l’Action Fraçaise condamnée par Pie XI, Raoul Follereau côtoyant des gens comme Xavier Vallat ou Louis Darquier de Pellepoix. Sans commentaires. Au-delà de ces impostures, la lecture des exercices budgétaires de la Fondation est à cet égard très instructive. Sur fond du caractère occulte de certaines activités. Une famille, les Recipon, d’idéologie d’extrême-droite, a créé une situation de très grave scandale moral. Pour différentes raisons, ceux qui devraient s’insurger se taisent. Mais les faits crient !
4 commentaires
| Plan du site | Adresses Postale et bancaire | Mentions légales | à propos de Golias |