Golias Hebdo n° 232
semaine du 12 au 18 avril 2012
La mobilisation se poursuit. Après le formidable mouvement opposé à l’exploitation d’hydrocarbures non conventionnels, le gouvernement faisait voter une loi le 13 juillet 2011 : ou comment interdire la fracturation hydraulique décriée à juste titre, tout en lui laissant la porte ouverte par des artifices qui ne font pas honneur à la démocratie.
Alors que le chômage dans le pays continue à progresser approchant la barre des 10 % et que le président-candidat a choisi de stigmatiser les chômeurs dans un but électoral, nous avons rencontré l’ex-président de l’Unédic de 2009 à 2011. Le syndicaliste cédétiste Gaby Bonnand donne de la voix dans un livre1 témoignage poignant et militant.
Outre ses 118 élus siégeant dans des conseils régionaux, le Front national a bénéficié du parrainage d’élus locaux permettant la candidature de Marine Le Pen. Mais qui sont ces parrains ?
La pauvreté diminue dans les pays du Sud, selon la Banque mondiale. Tous les continents seraient touchés par ce phénomène. A y regarder de plus près,
l’optimisme affiché par l’institution internationale n’est pas de mise.
La situation de l’Eglise catholique en Espagne, ou du moins de sa hiérarchie, semble de plus en plus désolante. Un nouveau théologien vient de subir les foudres de la hiérarchie, le Galicien Andrès Torrès Queiruga. C’est la commission épiscopale en charge des questions doctrinales qui a prononcé la sentence d’excommunication frappant ce prêtre et théologien pourtant largement estimé. La condamnation a été portée sans écouter l’intéressé et sans lui donner la moindre possibilité de se défendre.
L’initiative doit d’autant plus être relevée qu’elle vient d’un proche collaborateur du pape Benoît XVI. Un homme qui jouit de toute sa confiance de sorte qu’on est en droit d’y voir la volonté même du pape.
L’historienne Martine Sevegrand poursuit son passionnant feuilleton sur l’histoire du Concile Vatican II. Le 29 novembre, l’« Osservatore Romano » révélait que le pape était malade ; on comprit, sans que le mot « cancer » ne soit prononcé, que la vie du bon pape Jean était en danger. Il dut interrompre ses audiences, et en repoussant la deuxième session à septembre 1963, Jean XXIII savait qu’il ne la verrait pas.
Valère Novarina est un homme de théâtre reconnu au cœur de l’Europe culturelle. Il est né en Suisse (1942), d’ascendance italienne. Depuis l’enfance, l’écriture lui est indispensable, ainsi que la marche qui lui a fait parcourir en tous sens son Valais natal. C’est un homme de la montagne et du souffle dont la langue exaltée est habitée d’un amour immodéré des mots. Il ne cesse de multiplier les mises en scène complexes dans lesquelles surgit, au détour, une sorte de « trouée christique ». Comment parler autrement de cette palpitation de la joie qui, chez lui, est l’autre preuve de Dieu ?
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